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Notions
d'astronomie
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La vocation de tout calendrier est de mesurer le temps. Tout système de mesure doit avoir une unité. C'est l'observation des mouvements célestes qui va nous permettre de définir cette (ou ces) unité(s). Trois cycles peuvent servir de référence : la rotation de la terre sur elle-même, la révolution de la lune autour de la terre, la révolution de la terre autour du soleil. remarque : la rotation se fait autour de l'axe du corps céleste. La révolution se fait autour d'une autre corps céleste. Regardons-y d'un peu plus près. CE QUE NOUS SAVONS TOUS :
La Terre et la Lune
tournent sur elles-mêmes. La Lune tourne autour de la Terre. Le
Terre tourne autour du soleil. Nous allons voir qu'il n'en est rien et nous allons définir quelques termes et fixer quelques durées : ROTATION DE LA TERRE La Terre tourne sur
elle-même, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en...
un jour. Les astronomes utilisent surtout le jour sidéral qui a une durée de 23 h 56 min 4,09 s Le jour solaire correspond au temps écoulé entre deux passages du Soleil au méridien. En raison de l'orbite elliptique de la Terre, la durée du jour solaire varie légèrement au cours de l'année (de 23 h 59 min à 24 h 0 min 30 s). Pour notre part, nous nous en tiendrons au jour solaire moyen. On le détermine en mesurant l'intervalle de temps qui sépare le passage du centre du soleil moyen (fictif) au méridien d'un lieu (midi). C'est, en définitive, la moyenne du jour solaire sur une période d'un an. Quand faire commencer le jour ? Selon les époques et les peuples, on connaît plusieurs formules : Lever du Soleil, coucher du Soleil, midi (moment ou l'ombre d'un bâton est la plus courte sur un plan quelconque), minuit (heure civile actuelle). Nous en reparlerons dans l'étude des différents calendriers. Ces calendriers ayant pour vocation de mesurer des durées supérieures au jour, nous n'en dirons pas plus sur le sujet. RÉVOLUTION DE LA TERRE L'équateur céleste est le cercle imaginaire perpendiculaire à l'axe terrestre situé dans le plan de l'équateur terrestre. Lécliptique
correspond au plan de lorbite terrestre autour du Soleil. Vu de
la Terre, il semble que ce soit le Soleil qui décrive une trajectoire
dans le ciel, lécliptique se présente à lobservateur
terrestre comme le chemin du Soleil parcouru le
long de lannée. Lappellation du plan de lorbite
terrestre est en relation avec le terme éclipse : uniquement
au moment où la Lune se trouve sur un point de son orbite proche
de lécliptique, une éclipse solaire ou lunaire peut
se produire. Le plan de l'écliptique coupe le plan de l'équateur céleste en une droite appelée ligne des équinoxes.
Pour avoir toutes
les cartes en main, notons tout de suite que la Terre ne décrit
pas un cercle autour du Soleil mais une ellipse dont le Soleil occupe
l'un des foyers. Cette ellipse est très proche du cercle puisque
la périhélie (point le plus proche du Soleil) est de 147
092 900 km alors que l'aphélie (point le plus éloigné
du Soleil) est de 152 102 900 km. La terre parcourt cette ellipse dans
le sens inverse des aiguilles d'une montre à une vitesse moyenne
d'environ 29 000 m/sec.
Si on combine la révolution
de la Terre autour du Soleil et le fait que son axe est incliné
sur le plan de l'écliptique, on peut expliquer les saisons. Quatre
points de repère sont remarquables lors d'une révolution
complète de la Terre sur son orbite : deux équinoxes et
deux solstices.
Que se passe-t-il lors du passage de la Terre sur ces différents points ?
Dans
son déplacement apparent autour de la Terre, le Soleil chemine
autour du ciel au travers des constellations du Zodiaque.
Mouvement du Soleil au travers des constellations du Zodiaque Durée d'une révolution (année) : Comme pour la rotation de la Terre, la durée de sa révolution est définie de maintes façons différentes. L'année
tropique moyenne (celle qui va intéresser nos calendriers)
qui va, pour simplifier, d'un passage du Soleil au point vernal au passage
suivant. L'année
sidérale vraie correspond à l'intervalle de temps
qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le
même point (point défini par rapport à trois axes
partant du soleil vers trois étoiles lointaines supposées
fixes) de son orbite sur l'écliptique. L'année
anomalistique est la durée qui sépare deux passages
consécutifs de la terre au périhélie. L'année
draconitique est l'intervalle de temps séparant deux passages
consécutifs du soleil par le nud ascendant de l'orbite
lunaire. Nous ne pouvons pas en terminer avec ces quelques notions sur la révolution de la terre autour du soleil sans parler de deux phénomènes qui font que... tout change régulièrement : la précession et la nutation. La
précession des équinoxes : rendons à Hipparque
(astronome et mathématicien grec du deuxième siècle
après Jésus Christ environ) ce qui lui appartient. La
terre n'est pas si ronde qu'on le pense et elle présente un bourrelet
au niveau de l'équateur. De ce fait et sous l'influence de l'attraction
luni-solaire, l'axe terrestre décrit approximativement un cône
dont la terre serait le sommet. Pour l'expliquer, on fait souvent le
rapprochement avec le mouvement d'une toupie. Conséquences de la précession :
La nutation : elle résulte du renflement de l'équateur. Ainsi les forces exercées par la lune font que l'axe de rotation de la Terre n'a pas une direction fixe dans l'espace ; par conséquent, le point vernal n'est pas fixe sur l'écliptique et l'angle que forme l'équateur avec l'écliptique, appelé obliquité, varie au cours du temps. Combinée à la précession, la nutation engendre un mouvement de forme ondulatoire dont la période serait de 18,6 ans.
RÉVOLUTION DE LA LUNE La
lune gravite autour de la terre sur une ellipse dont le périgée
s'établit à 356 375 km et l'apogée à 406
720 km. Comme pour le soleil la durée d'une révolution est variable selon les repères considérés : La
période sidérale qui correspond au à deux
passages de la lune à la même position dans le ciel par
rapport aux étoiles vaut La
période synodique qui correspond au à deux passages
de la lune à la même position dans le ciel par rapport
au soleil vaut La période tropique qui correspond au à deux passages de la lune à la même position dans le ciel par rapport au point vernal vaut 27 j 7 h 43 min 4,7 s soit 27,3215816 jours. La
période anomalistique qui correspond au à deux
passages de la lune au périgée vaut La
période draconitique qui correspond au à deux passages
de la lune au nud ascendant vaut Nous connaissons tous les différentes phases de la lune :
LEVER ET COUCHER HÉLIAQUE D'UNE ÉTOILE
Si cet observateur que nous sommes sur le schéma regarde attentivement les étoiles au cours de la nuit, il constate que certaines sont toujours visibles. Elles le sont même toujours au cours de l'année. Ce sont les étoiles circumpolaires (étoile jaune sur le schéma). Les étoiles constituant la Grande Ours, pour prendre un exemple, sont circumpolaires. Les autres, elles, semblent se déplacer au cours de la nuit d'est en ouest en montant au dessus de l'horizon puis en redescendant. Et, circumpolaires ou pas, elles se déplacent toutes d'un bloc. Au bout de 24 heures, elles ont retrouvé leur position initiale. Ce mouvement global sur 24 heures s'appelle mouvement diurne de la sphère céleste. Ce que nous considérons comme un mouvement n'est en fait que la conséquence de la rotation de la Terre sur son axe. En fin de compte, nous dirons-nous, les étoiles se comportent comme le Soleil. Elles (celles qui ne sont pas circumpolaires) se lèvent à l'est, montent au dessus de l'horizon, redescendent et se couchent à l'ouest. Pas tout à fait. Au fil de l'année, le Soleil se lève plus ou moins près de l'est et se couche plus ou moins près de l'ouest. Les étoiles, elles, se lèvent toujours au même point de l'horizon et se couchent aussi au même point. Et, se déplaçant en bloc, elles conservent bien entendu le même espace relatif entre elles. Quant à la Lune et au Soleil pour ne citer qu'eux, même s'ils participent au mouvement diurne, ils ont la particularité de ne pas conserver cet espace relatif. On dit qu'ils ont un mouvement propre. L'autre particularité des étoiles non circumpolaires est de ne pas être toujours visibles dans le ciel. C'est dû cette fois à la révolution de la Terre autour du Soleil. Quand on part en vacances, le paysage change. C'est la même chose pour notre voyage autour du Soleil. C'est ainsi que la constellation du Grand Chien n'est visible sous nos latitudes qu'en hiver et assez bas sur l'horizon Sud. Et le lever héliaque dans tout çà ? On y vient, on y vient. Le lever d'une étoile définit le moment où cet astre apparaît au dessus de l'horizon. Mais il désigne aussi la date de l'année à laquelle il fait sa première apparition. Mais nous avons vu que le Soleil se "baladait" de part et d'autre de l'est "absolu" au cours de l'année. Il se peut donc qu'il soit très proche visuellement d'une étoile qui se lève (on parle alors de conjonction quand les deux astres sont à la même longitude), si proche que son éclat empêche de voir cette étoile. Il faudra donc attendre que l'étoile se lève assez tôt avant le Soleil pour pouvoir l'apercevoir quelques minutes au crépuscule avant que l'éclat du Soleil ne masque son propre éclat. C'est ce phénomène qu'on appelle lever héliaque d'une étoile. Si elle se lève (ou se couche) en même temps que le Soleil, on parlera de lever (coucher) cosmique. Bien entendu, elle ne sera pas visible. Et si elle se lève au moment ou le Soleil se couche (et inversement), on parlera de lever (coucher) acronique.
UN PEU D'ASTROLOGIE : ZODIAQUE TROPICAL (ou TROPIQUE) ET ZODIAQUE SIDÉRAL Le zodiaque tropical est un zodiaque théorique, alors que le zodiaque sidéral est le zodiaque naturel. Pour "construire" un zodiaque tropical, il suffit de mettre un point zéro sur un cercle et de diviser ce dernier en 12 parties de 30°. Le point zéro correspond toujours au point vernal (équinoxe de printemps) et chaque arc de cercle de 30°, dans le sens inverse des aiguilles d'un montre correspond à chacun des signes zodiaque, le point zéro correspondant au début du signe du Bélier. Le zodiaque sidéral, lui, correspond à la position vraie des constellations du zodiaque par rapport au point vernal. A partir de sa position on divise l'écliptique en 360° et on y situe les douze figures du Zodiaque. Actuellement, le début du Bélier est actuellement à 29° au nord du point vernal qui est dans le signe des Poissons. Comme nous l'avons vu plus haut, du fait de la précession des équinoxes, le point vernal se déplace régulièrement sur le zodiaque et il faut environ 25 800 ans pour qu'il revienne dans le même signe. En l'an 100 av. J.-C. le point vernal se trouvait aux alentours des 0° du Bélier et les deux zodiaques coïncidaient.
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