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ÈRES
ET CYCLES
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1) LES ÈRES : Au fil des pages sur les différents calendriers, nous avons découvert quelques ères correspondant au calendrier étudié. Mais, le notion d'ère mérite plus que quelques allusions au passage et je vous propose de nous lancer, dans cette page, dans une étude plus approfondie de cette notion et de recenser les ères les plus connues (Les ères inventées par les hommes durant des siècles sont innombrables et il serait prétentieux de croire les nommer toutes). Bien entendu, et comme toujours, je suis preneur d'informations complémentaires. N'hésitez pas à m'écrire pour cette raison... ou pour une autre. Notes : sauf indication contraire, toutes les dates données sur cette page le seront dans le calendrier julien. Le but de cette page étant de faire un inventaire des ères et cycles, nous allons y retrouver des éléments déjà rencontrés ici ou là dans les autres pages. Une ère, c'est quoi ? Le dictionnaire de l'Académie dit : "ÈRE
n. f. XVIe siècle, here. Emprunté du bas latin aera, «nombre»,
puis «point de départ d'une époque». Et, à
CHRONOLOGIE, nous pouvons lire : "CHRONOLOGIE (ch se prononce
k) n. f. XVIe siècle. Emprunté du grec khronologia, composé
de khronos, « temps », et logos, « discours ». Puisque nous parlons de calendriers, la définition de l'ère qui convient le mieux dans toutes celles citées dans le dictionnaire de l'Académie est la 2 : Longue période décomptée à partir d'un événement remarquable qui s'est imposé comme le début d'une chronologie nouvelle. La chronologie étant la Science qui a pour objet la datation des événements historiques. Notons
que le point de départ de l'ère porte un nom qui est époque
(en anglais epoch) dans le sens 1 de sa définition dans le dictionnaire
de nos académiciens : "Class. Moment historique marqué
par un événement considérable. L'époque de
la fondation de Rome. La naissance de Jésus-Christ est l'époque
où commence l'ère chrétienne. " Aera, origine de ère, serait le pluriel de aes qui signifie airain. L'airain est un alliage de cuivre et d'étain. Bref, du bronze. Ce sont des clous faits d'un tel métal que les prêtres chargés du calendrier plantaient dans le mur du temple, à Rome, pour indiquer qu'un nouveau décompte d'années commençait. Autre origine possible : dans un des nombreux articles de "Pinakidia", Edgar Allan Poe écrit : "Sur d'anciens monuments, on trouve souvent les lettre A. E. R. A. signifiant Annus erat Regni Augusti. L'ignorance des copistes les auraient probablement transformées en un mot simple area. Ne serait-ce pas un meilleur dérivé que celui du latin AES ?" On peut se poser la question. On peut, et c'est ce que nous allons faire, diviser les ères en deux grands types : les ères "événementielles" qui relèvent d'événements historiques réels (début de règne d'un roi ou d'un empereur, date d'une bataille, proclamation d'un nouvel état...) et les ères "du Monde" dues à des réflexions philosophiques ou religieuses qui font référence à la date d'une possible création du monde. Bien entendu, les ères du premier type sont beaucoup plus nombreuses que les autres. Les principales "pourvoyeuses" d'ères événementielles sont certainement les civilisations qui ont opté pour un changement d'ère à chaque avènement d'un roi ou d'un empereur (Sumériens, Japonais...). Viennent ensuite les peuples à forte expansion qui "marquaient" les pays soumis par une nouvelle ère rappelant la date de la conquête (Grèce ou Rome antique...). Enfin, nous trouvons les pays où le nombre de calendriers se multiplie (Inde, Thaïlande...). Les ères "du Monde" Hormis le cas particulier des Mayas (voir plus bas), les ères "du Monde" trouvent leur origine dans la Bible (prise dans l'acceptation générique du terme) Nous
allons avoir un problème. a) L'ère de la création juive ou Anno Mondi : Le Talmud considère que la 400 ème année après le destruction du second Temple est l'an 4 231 après la création d'un monde. Cette destruction ayant eu lieu en 70 ap. J.-C, la création du monde selon les juifs se serait produite en 3 761 av. J.-C. Le date retenue est le 6 octobre 3 671 av. J.-C. à 23:11:20 heures. Voilà qui est précis. Cette ère est basée sur la version vulgate. b) Les autres ères bibliques : - L'ère alexandrine en 221 ap. J.-C. Jules Africain la calcule et en arrive à trouver 5501 av. J.-C. Basée sur la version septante. - L'ère d'Antioche, calculée par Panadore, commence en 5492 av. J.-C. Basée sur la version septante. - L'ère Byzantine (ou de Constantinople), elle, débute le 01/09/5508 av. J.-C. Basée sur la version septante. Cette ère fut utilisée par l'église Grecque et la Russie jusqu'à Pierre le Grand. - D'autres ères furent aussi calculées par la suite : Joseph-Juste Scaliger (1540-1609), 3951 ; le père Pezron (1639-1707), 5874 ; James Usher (1581-1656), 4005. Nous sommes bien loin d'avoir fait le tour de toutes ces ères bibliques puisque, dans un ouvrage intitulé A New Analysis of Chronology and Geography, History and Prophecy, un expert en chronologie, le Dr William Hales écrit en 1830, qu'entre la date de "la création du Monde" et la date de la naissance du Christ près de 300 dates existent de différentes origines. Il en donne lui-même une liste de 120 établies par différentes sommités. c) Les francs-maçons utilisent une ère qui aurait pour point de départ l'année 4000 av. J.-C (grégorien). Son origine n'est pas très claire. Elle viendrait peut-être de vieilles traditions dont l'une disait : Depuis
plus de 4000 ans, d) Les ères des Mayas : Quelle date correspond au compte long 0.0.0.0.0 des Mayas et que représente cette date ? - Comme écrit dans la page consacrée au calendrier maya, cette date représenterait soit la date de "création du monde" soit celle de la naissance d'une divinité (laquelle ?). A vous de choisir. - Quant à son origine, elle varie selon les spécialistes qui se sont penchés sur la question. Voici quelques uns des résultats de leurs recherches. Les correspondances dans les calendrier julien et grégorien sont toutes av. J.-C.
La date qui fait la plus grande unanimité est celle de Goodman-Martinez-Thomson. Rappel : N'oublions pas que l'an 1 après J-C (AD) suit directement l'an 1 avant J-C (BC) sans intervention d'une année zéro. En revanche, la notation des "astronomes" (chiffres négatifs pour les années avant J-C) fait intervenir une année zéro qui correspond à l'an 1 avant J-C. Et donc, par exemple pour la date Goodman-Martinez-Thomson, 11 août 3114 avant J-C = 11 août -3113. Les ères " événementielles" Les liens hypertextes dirigent vers d'autres pages de ce site dans lesquelles les ères sont détaillées en fonction du calendrier étudié.
Ère olympique : introduite en Grèce par l'historien Timée qui vécut aux 4ème et 3ème siècle av. J.-C. Avant lui, les années portaient le nom de notables Grecs ayant une charge. Timée établit des périodes de quatre ans à partir de la première année de la première olympiade. Les années étaient comptées en indiquant le nombre d'olympiades écoulées et le nombre d'années écoulées dans cette olympiade. Ère de la fondation de Rome : elle fut établie par Terentius Varro Reatinus (Varron). Les historiens romains qui l'utilisèrent indiquaient "Ab Urbe Condita" (après la fondation de la Cité). Une autre ère était aussi utilisée (ère capitolienne) qui retarde d'un an sur la première (752 av. J.-C.) calée sur la liste des consuls. Ces derniers commençaient leur office le 15 mars, l'année civile commençant le 1 janvier. Ère de Nabonassar : utilisée par les seuls historiens, cette ère fut instaurée par l'astronome grec Ptolémée au 2ème siècle. Elle correspond à l'avènement du roi de Babylone, Nabonassar. 2) LES CYCLES : Commençons par définir ce dont nous allons parler. Le dictionnaire de l'Académie Française dit : CYCLE.
n. m. Cercle, période ou révolution d'un certain nombre
d'années, à la fin de laquelle des phénomènes
astronomiques doivent se présenter dans le même ordre que
précédemment. Le cycle solaire est de vingt-huit années.
Le cycle lunaire est de dix-neuf ans. Voilà qui nous arrange. Nous n'aborderons pas ici les cycles qui ne seraient pas définis en "nombre d'années". Dans notre étude sur la semaine, nous avons d'ailleurs évoqué les cycles des jours. Comme pour les ères, il serait prétentieux de faire l'inventaire de tous les cycles existants. Nous allons donc nous contenter d'étudier les plus importants et qui ont été utilisés, à un moment ou à un autre, dans la conception des calendriers. Nous allons procéder de façon simple : un tableau récapitulatif classé par cycles de nombre d'années croissantes et, si nécessaire, un renvoi à des commentaires. Comme nous allons le remarquer, il existe deux grand types de cycles : - Les cycles "de base" qui correspondent strictement à la définition : au terme d'un certain nombre d'années, des phénomènes astronomiques se reproduisent. - Les cycles "complexes" constitués d'un assemblage d'autres cycles pour en arriver à un cycle plus long.
Lisons un extrait de De die natali (sur le jour natal) écrit par le grammairien et chronologiste latin Censorin au III ème siècle ap.J.-C. La traduction du texte est de J.Mangeart. ...Il y a encore plusieurs autres grandes années, tells que l'année métonique, composée de dix-neuf années solaires, par Méton d'Athènes : aussi l'appelle-t-on ennéadécaétéride ; on y intercale sept mois, et l'on y trouve six mil neuf cent quarante jours. On distingue aussi l'année du pythagoricien Philolaüs, formée de cinquante-neuf années solaires, avec l'intercalation de vingt et un mois ; puis celle de Démocrite, formée de quatre-vingt-deux ans, à la faveur de vingt-huit mois intercalaires ; puis encore celle d'Hipparque, composée de trois cent quatre ans, avec l'intercalation de cent douze mois. Cette différence de longueur des grandes années tient à ce que les astrologues ne sont pas d'accord sur le point de savoir ni la fraction qu'il faut ajouter aux trois cent soixante-cinq jours de l'année solaire, ni ce qu'il faut ôter aux trente jours du mois lunaire (....) Il y a encore l'année nommée par Aristote suprême, plutôt que grande, et que forment les révolutions du soleil, de la lune et des cinq étoiles errantes, lorsque tous ces astres sont revenus au point d'où ils étaient partis. Cette année a un grand hiver..., c'est-à-dire déluge ; puis, un grand été,..., ou incendie du monde. Le monde, en effet, semble être tour à tour inondé ou embrasé à chacune de ces époques. Cette année, d'après l'opinion d'Aristarque, se compose de deux mille quatre cent quatre-vingt-quatre années solaires. Arétès de Dyrrachium la fait de cinq mille cinq cent cinquante-deux années ; Héraclite et Linus, de dix mille huit cents ; Dion, de dix mille huit cent quatre-vingt-quatre ; Orphée, de cent mille vingt années ; Cassandre, de trois millions six cent mille. D'autres enfin ont considéré cette année comme infinie, et ne devant jamais recommencer. Mais de tous ces intervalles de temps, le plus en usage chez les Grecs est la pentaétéride, ou période de quatre ans, qu'ils appellent olympiade ; et maintenant ils se trouvent dans la seconde année de leur deux cent cinquante-quatrième olympiade. La grande année des Romains est la même chose que l'intervalle de temps qu'ils ont appelé lustre. Son institution date de Servius Tullius, et s'applique à chaque période de cinq années, au bout desquelles se faisait le cens des citoyens. Mais cela fut changé plus tard ; car, du premier lustre fermé par le roi Servius, jusqu'à celui qui le fut par l'empereur Vespasien, consul pour la cinquième fois, et par César sous son troisième consulat, on compte presque six cent cinquante ans, et pourtant il n'y a eu dans ce laps de temps que soixante-quinze lustres ; et depuis cette époque même il n'en a plus été question. Cependant on n'a point perdu de vue la grande année ; mais c'est par les jeux Capitolins qu'on a commencé à l'observer plus attentivement. Ces jeux furent pour la première fois célébrés par Domitien, sous son douzième consulat et sous celui de Ser. Cornelius Dolabella. Cycle des Olympiade : cycle ou ère ? Il faut bien reconnaître que, si l'on s'en tient à la définition, il s'agit plutôt d'une ère puisqu'il n'y est pas question de phénomène astronomique. Cycle Octaétéride : Faute d'avoir retrouvé un ouvrage intitulé lOctaétéride écrit par le Cnidien Eudoxe (400-355 av. J.-C. environ) grand savant du IVe siècle avant notre ère et qui, au retour d'Égypte d'où il rapporta des connaissances astronomiques, proposa une réforme du calendrier grec, on attribue la création de l'octaétéride à Cléostrate de Ténédos. Ce cycle avait pour but de faire concorder lunaisons et année tropique grâce à un système d'intercalations. Pour les détails de fonctionnement, rendez-vous à la page du calendrier grec. Pour résumer, sur huit ans (d'où le nom du cycle), on intercale un treizième mois aux années 2, 5, 8 du cycle qui, pour autant, n'était pas parfait. Cycle de Méton ou lunaire ou enneadécatéride : C'est, sans aucun doute, le cycle que l'on rencontre le plus dans beaucoup de calendriers. C'est aussi celui dont l'origine est la moins connue. En effet, on le trouve bien avant le Vème siècle av. J.-C. chez les Babyloniens et chez les Chinois. Il n'en reste pas moins vrai que c'est bien Méton qui l'introduit à Athènes en 433 av. J.-C. Comme on a pu le voir déjà dans la page réservée au calendrier grec Méton d'Athènes, fils de Pausanias (?), était géomètre au siècle de Périclès (Vème siècle av. J.-C). Il aurait vu son cycle gravé en lettres d'or sur les colonnes du temple de Minerve par les Athéniens lorsqu'ils apprirent sa découverte à l'occasion de jeux olympiques. On dit que ce serait l'origine du nombre d'or utilisé dans le comput ecclésiastique pour désigner le rang d'une année dans un cycle de 19 ans. Malheureusement, c'est légende. Pour en savoir plus sur cette légende et sur Méton, voir ici. La découverte du cycle serait le résultat d'observations astronomiques faites par Méton dans son observatoire situé sur la colline de Lycabette. Aucun de ses écrits n'a été retrouvé. L'objet de ce cycle est le même que l'Octaétéride : concilier dans un minimum de temps année tropique et lunaison. Cest un cycle de 19 ans de 6940 jours, qui correspond à 235 lunaisons, soit 12 années communes de 12 mois et 7 années embolismiques de 13 mois ((12X19)+7 = 235). Dans ce cycle, 110 mois sont caves et 125 sont pleins. Il comporte quatre sortes dannées : en effet, pour une année de 12 mois, la durée moyenne de 12 lunaisons est 354,367056 jours. Les Grecs instaurèrent donc deux types d'années différents : régulières (de 354 jours), et abondantes (de 355 jours). De même, les années de 13 mois sont soit embolismiques régulières (de 384 jours), soit embolismiques défectives (de 383 jours), la durée moyenne de 13 lunaisons étant de 383,897644 jours. Même si plus précis, il n'était pas plus parfait que son prédécesseur. A son terme, il retardait de 10 heures sur le soleil et de 8 heures sur la lune. Ce cycle de Méton sera amélioré par Callipe (370-310 av. J.-C.). Personnage très peu connu, il semble avoir travaillé avec Aristote. Il continue les travaux d'Eudoxe et invente le cycle callipique de 76 ans. C'est le cycle de Méton multiplié par 4 auquel on enlève un jour tous les 76 ans. Cycle
de Philolaos : originaire de la ville de Crotone (Italie du Sud),
il est classé parmi les élèves directs de Pythagore.
Après lincendie de leur école par les Cyloliens, Philolaos
se rendit à Thèbes, où il eut Platon parmi ses auditeurs.
Il est connu pour avoir, le premier, fait tourner les astres.La terre
ne se trouve plus au centre du monde. Il est occupé par un feu
central, qui nous est caché par une "anti-terre". Le
Soleil est un miroir qui tourne en un an autour du feu central et nous
en réfléchit la lumière. Son cycle compte 59 ans de 365 jours 6 heures. Les lunaisons sont au nombre de 729 et le cycle comporte 21 intercalations. Le cycle d'Oinopides, quant à lui, est antérieur à celui de Philolaos et compterait aussi 59 ans mais avec 22 intercalations. Le cycle d'Hipparque : Hipparque de Nicée (ou Hipparque de Rhodes, premier quart du IIe siècle) est sans conteste le plus grand astronome de lAntiquité. Parmi ses nombreuses découvertes, la plus importante est celle de la précession des équinoxes. Hipparque a aussi découvert que lorbite de la Terre nest pas tout à fait un cercle centré sur le Soleil, il a mesuré la distance de la Terre à la Lune, quil a estimée entre 59 et 67 rayons terrestres (la valeur moyenne réelle est 60), et a élaboré le premier catalogue détoiles de bonne qualité, recensant 850 objets. Il établit que l'année tropique est plus courte que 365 J 1/4 et propose de retrancher un jour sur 4 périodes callipiques (304 ans). L'année moyenne ainsi obtenue (365 j 5 h 55 min) ne dépassera que de six minutes la valeur actuelle de l'année tropique. Quant à la lunaison, elle sera différente de la valeur actuelle de.... une seconde. Bravo Monsieur Hipparque.
AUTRES CYCLES. Cycle solaire, cycle dominical : c'est l'intervalle de temps qu'il faut pour que les mêmes jours de la semaine se retrouvent aux même jours de l'année dans le calendrier grégorien du fait des années bissextiles. C'est un cycle de 28 ans. Il est utilisé dans le calendrier liturgique sous forme de "lettre dominicale". Le cycle romain de lindiction : il est apparu sous Dioclétien. Initialement, il sagissait dune période de 15 ans à lissue de laquelle on révisait limpôt foncier. Sous Constantin, lindiction est devenue une période chronologique, désignant à la fois la période de 15 ans et le rang dune année dans cette période. On n'est pas loin de l'ère. Plus tard, l'indiction deviendra un des éléments du comput ecclésiastique. Cycle Apis : Un papyrus démotique (Cralsberg 9) décrit un cycle de 25 années égyptiennes. 309 mois lunaires sont aussi longs que 25 années égyptiennes soit 9125 jours après lesquels les phases de la lune reviennent aux mêmes jours de l'année. Le cycle Phénix : Le cycle Apis connaîtrait un décalage de 1 jour tous les 500 ans. Le calendrier devrait alors être rectifié. L'a-t-il jamais été ? La durée de ce cycle varie selon les sources : 250 ans pour Tacite ; 1 460 ans pour R. Stuart Poole ; 1 500 ans pour Lipsius. On dit que ce cycle a été "initialisé" 5 fois en Egypte : sous le règne of Sesostris (866 av. J.-C.); sous le règne de Amasis; (566 av. J.-C.); sous le règne de Ptolémée II ; (266 av. J.-C.); un ou deux ans avant la mort de Tibère (34 ap. J.-C.) et pendant le règne de Constantin (334 ap. J.-C.). S'il en est ainsi, le cycle serait de 300 ans et la thèse de la correction du calendrier ne tient plus. Ce serait dommage et mettrait fin à un parallèle entre le cycle et l'oiseau mythologique du même nom : Selon ce mythe, avant son décès, le phénix construisait un nid auquel il donnait le pouvoir de créer un nouveau phénix. Dans d'autres versions, un ver apparaissait de son corps et avec la chaleur du soleil, il se transformait en un nouveau Phénix. Enfin, d'autres pensent que le nouveau Benou (autre nom de l'oiseau) apparaissait de ses cendres après avoir brûlé à Heliópolis. Il ressuscitait périodiquement, toutes les cinq cents années après une flamboyante mort sur le bûcher d'aromates qu'allumait le dernier rayon de soleil couchant. Du coup, Heliópolis est devenue le centre de règlement du calendrier. Le cycle sothiaque : lannée civile du calendrier de l'Égypte ancienne nayant que 365 jours, le lever de Sirius retardait de 1 jour tous les 4 ans, de sorte que laccord ne se trouvait rétabli quau bout de 1 461 années vagues ; ce cycle prit le nom de période sothiaque (de Sothis, Sirius en Égypte) ou caniculaire. Après ce temps, l'année vague recommençait d'accord avec l'année solaire. Le
Cycle d'Hyppolite a pour but de calculer la date de Pâques.
Il recommande d'utiliser un cycle de 16 ans qui correspond, en fait, à
deux Octaétérides ajoutés.
Rome lui élève une statue et grave les canons de ce cycle sur le socle. On se croirait à l'époque de Méton !! Il constate ensuite qu'après 16 ans, la pleine lune s'est décalée d'un jour en arrière. Il en déduit que si l'on ajoute 7 cycles de 16 ans (soit 84 ans), la pleine lune reviendra la même jour de la semaine. C'était faux mais le cycle de 84 ans avait vu le jour. Le cycle Kalpa : Nous sortons du cadre strict des calendriers puisque ce cycle n'a aucune incidence sur eux. Mais, je ne résiste pas à l'envie de vous en dire deux mots. lhindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme saccordent pour appeler kalpa la « grande année » universelle, divisée en périodes de temps identiques dans leur structure quadripartite. Le Dieu Brahma vit 100 ans. Mais ce ne sont pas des années humaines. Loin de là puisque chacune des journées (jour + nuit) de ces 100 années dure...4.320.000.000 x 2 (jour + nuit) de nos années humaines. Même avec la RTT, ça fait long !! La vie de Brahma dure donc 311 mille milliards d'années humaines. Et il a du travail Brahma ! Parce qu'il crée l'univers à chacun de ses jours et le réintègre (Pralaya) en lui dans son divin sommeil. A la fin de sa vie, un nouveau dieu commencera un nouveau cycle de création. la journée de Brahma est divisée en deux kalpa (un jour, une nuit). Et maintenant, suivez moi bien parce que les choses se compliquent. Un kalpa se compose d'une période de 1 728 000 années humaines (Adi Sandhi) suivie de 14 manvantaras + Sandhi Kala. Un Sandhi Kala dure 1 728 000 ans pendant lesquels une catastrophe cosmique (du type du Déluge, par exemple) intervient. Un manvatara
se compose de 71 mahayugas dont chacun comprend quatre yuga
: Si vous m'avez bien suivi, un kalpa se compose donc de 1 000 mahayugas de 4 320 000 ans soit 4 320 000 000 ans. Après l'étude de ces chiffres faramineux, nous avons bien mérité d'en terminer avec cette page sur les ères et cycles. Rendez-vous dans une prochaine étude.
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